Saint Louis

Petite cité à la fin XVIIIème siècle, sa population atteignait 10.000 habitants, Saint-Louis s'est retrouvée en l'espace d'un siècle propulsée au rang de capitale continentale de l'Afrique de l'Ouest francophone puis destituée de ce titre par Dakar pour retourner à une modeste activité de capitale régionale. De cette histoire, Saint-Louis a gardé évidemment des traces dans son architecture mais aussi et surtout dans sa culture et ses traditions. Des élégantes Signares, métisses influentes de l'époque coloniale, jusqu'à cette carrière enviée de dernière étape de l'Aéropostale avant la Transatlantique si liée à Mermoz, le visiteur nostalgique aura mille choses à admirer, apprendre et découvrir. La ville à taille humaine est divisée en trois parties distinctes : le continent, l'île, et la Langue de Barbarie. La plus belle liaison entre ces quartiers est évidemment le pont Faidherbe (photo en bas à droite), conçu par Gustave Eiffel lui-même ! Faidherbe n'a pas laissé son nom qu'à cette succession d'arcs d'acier. La principale place historique de la ville garde également le nom du gouverneur nommé en 1854 et qui engagea une campagne de grands travaux. Celle-ci commença par la jonction des deux rives du fleuve à travers la construction du pont Servitius. Puis ce fut l'édification de l'hôtel de ville en 1880. La réalisation de la ligne de chemin de fer entre Saint Louis et Dakar en 1883 fut le point culminant de l'½uvre de Faidherbe.
Saint Louis

# Posté le lundi 20 mars 2006 12:15

Cheikh Ahmadou Bamba

Cheikh Ahmad ibn Muhammad ibn Habiballah, plus connu sous les noms de Cheikh Ahmadou Bamba MBacké ou Serigne Touba, est venu au monde au mois de Muharram de l'an 1270 après l'Hégire (calendrier musulman) soit vers 1853 ou 1854 de l'ère chrétienne, à MBacké Baol (Sénégal), village fondé par son arrière grand père Muhammad Al Khayr.

Sa famille brillait par sa sagesse et sa piété: sa mère Mariama Bousso, vertueuse et pieuse, était surnommée Djaratoullah, la proche d'ALLAH; son père, Muhammad ibn Habiballah, aussi appelé Mor Anta Salli, était un jurisconsulte réputé et un imam très respecté auprès des musulmans, mais aussi des princes et des rois (en tant que Cadi du roi Lat Dior, il était chargé de l'exécution du droit à l'intérieur du royaume).

A l'école coranique, Cheikh Ahmadou Bamba fit preuve d'une grande soif de connaissances. Son père l'avait confié à Serigne MBacké NDoumbé puis à Mouhammadou Bousso, auprès desquels il put apprendre l'ensemble du Coran et certaines sciences religieuses (théologie, mystique, droit musulman, prières) en un temps record.

Jusqu'à 1300 après l'Hégire (1882 Grégorien), Cheikh Ahmadou Bamba s'occupait de l'enseignement auprès de son père et a écrit de nombreux ouvrages dans le domaine de la Jurisprudence, la Théologie, le Perfectionnement Spirituel, ....

Après la disparition de son père en 1301 après l'Hegire (1883 Grégorien), Cheikh Ahmadou Bamba put révéler en totalité sa personnalité mystique et se livrer davantage à la vie ascétique et désintéressée entièrement axée sur l'imitation du Prophète (Paix et Salut sur lui).
Cheikh Ahmadou Bamba

# Posté le mardi 21 mars 2006 13:28

Touba

Touba fut fondée en 1887 par Cheickh Ahmadou Bamba Mbacke. Dans son ouvrage"Matlaboul Fawzaini" (La quête du bonheur des deux mondes) consacre à la cite, demande que Dieu accorde aux habitants de touba la felicite ici bas et dans l'au-delà.

C'est cette dynamique axée sur une dialectique entre le spirituel et le temporel qui va structurer l'évolution de Touba. Cheickh Ahmadou Bamba Mbacke veillera à ce que Touba présente toutes les caractéristiques d'une cite musulmane. Il tracera lui même, les grands axes de l'organisation de l'espace.

Touba va cependant connaître une évolution majeure à la fin des années 70 : une évolution démographique qui va complètement bouleverser son mode de vie et de Fonctionnement. Touba va passer d'une situation de ville de pèlerinage et de retraite pieuse, à celle d'une métropole économique de 250 000 personnes dans les années 90 ; avec plus de 50%, évoluant dans le secteur tertiaire, le commerce.

Aprés Dakar Touba est la ville du Sénégal qui possède le plus d'infrastructures hydrauliques : avec 9 forages et 2500 lignes téléphoniques en 1992, elle a le plus fort taux de croissance démographique, soit 10%. Cette explosion démographique n'est pas sans conséquence, en effet se pose maintenant le problème du maintien de l'équilibre entre le sacré et l'économique.

Touba impressionne par la bonne maîtrise de l'organisation et de l'espace . Il n'y a pas de quartier flottant mais elle n'en connaît pas moins les Difficultés de toutes les grandes villes : explosion démographique, paupérisation croissante, insalubrité du fait de la faiblesse de l'aissainissement, une insuffisance de la couverture sanitaire.

L'avenir de Touba qui n'est pas érigé en commune dépendra de la manière dont ces défis seront relevés. Gageons que la discipline, l'esprit de solidarité et la formidable capacité de mobilisation des mourides permettront de résoudre ces problèmes.
Touba

# Posté le mardi 21 mars 2006 13:45

Emblème et Hymne du Sénégal

Emblème et Hymne du Sénégal
Pincez tous vos koras, frappez les balafons.
Le lion a rugi.
Le dompteur de la brousse
D'un bond s'est élancé,
Dissipant les ténèbres.
Soleil sur nos terreurs, soleil sur notre espoir.
Debout, frères, voici l'Afrique rassemblée

Refrain :
Fibres de mon c½ur vert.
Épaule contre épaule, mes plus que frères,
O Sénégalais, debout !
Unissons la mer et les sources, unissons la steppe et la forêt !
Salut Afrique mère, salut Afrique mère.

Sénégal toi le fils de l'écume du lion,
Toi surgi de la nuit au galop des chevaux,
Rend-nous, oh ! rends-nous l'honneur de nos ancêtres,
Splendides comme ébène et forts comme le muscle
Nous disons droits - l'épée n'a pas une bavure.

(Refrain)

Sénégal, nous faisons nôtre ton grand dessein :
Rassembler les poussins à l'abri des milans
Pour en faire, de l'est à l'ouest, du nord au sud,
Dressé, un même peuple, un peuple sans couture
Mais un peuple tourné vers tous les vents du monde.

(Refrain)

Sénégal, comme toi, comme tous nos héros,
Nous serons durs sans haine et des deux bras ouverts.
L'épée, nous la mettrons dans la paix du fourreau,
Car le travail sera notre arme et la parole.
Le Bantou est un frère, et l'Arabe et le Blanc.

(Refrain)

Mais que si l'ennemi incendie nos frontières
Nous serons tous dressés et les armes au poing :
Un peuple dans sa foi défiant tous les malheurs,
Les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes.
La mort, oui! Nous disons la mort, mais pas la honte.

(Refrain)

# Posté le mercredi 22 mars 2006 03:44

Rufisque

Rufisque, après un passé prestigieux, a été plus ou moins absorbée par la ville de Dakar. Elle fit partie, juste avant l'indépendance, des quatres communes sénégalaises ayant obtenu la nationalité française de leurs administré;s (avec Dakar, Gorée et Saint-Louis). Administrativement, la ville fait partie de la région de Dakar. Siège de plusieurs industries dont les cimenteries sénégalaises, c'est une ville fort dynamique qui marque l'entrée de la Petite Côte. C'est également Rufisque qui produit une grosse part de l'électricité du pays grâce à la station du Cap des Biches.
Rufisque

# Posté le mercredi 22 mars 2006 03:50